S'emploie pour désigner, dans le jeu des instruments à archet, un mode d'attaque de la corde par le bout charnu des doigts, sans usage de l'archet, à la manière du jeu de la guitare, de la harpe, etc. On se sert surtout de ce procédé à l'orchestre, pour les dessins d'accompagnement. On le prescrit par l'abréviation
pizz, à laquelle succède le mot
Arco ou
col Arco lorsque l'exécutant doit de nouveau faire usage de l'archet.
Exemples de pizzicati en accords :
Le jeu en pizzicati, à l'orchestre, est signalé dans l'orchestre de l'opéra Adonis (1797) de Keiser (?) au théâtre de Hambourg. Sous le titre de Duo merveille, Paganini a écrit une pièce dans laquelle un chant joué avec l'archet est accompagné en pizzicati par la main gauche :

Dans ses Variations sur le « God save the King », op. 9, Paganini, à la 4e variation, place les pizzicati à l'aigu en rapidité, sur une tenue grave de l'archet :
