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Accueil de la bibliothèque > Dictionnaire pratique et historique de la musique par Michel Brennet (1926)

Dictionnaire pratique et historique de la musique
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Ode
Nom féminin.
Dans la poésie chantée de l'antiquité grecque, les odes étaient des chants en l'honneur des dieux, se composant de trois parties : strophe, antistrophe et épode, les deux premières se chantant sur une même mélodie, et l'épode sur un autre thème. L'antistrophe était donc la répétition de la mélodie de la strophe, sur d'autres paroles et parfois par un autre groupe de chanteurs. Le groupe strophe-antistrophe-épode pouvait se reproduire plusieurs fois. Cette forme avait été introduite par Stésichore.

Chez les Latins, les poètes, et Horace en particulier, écrivaient sous le nom d'ode et d'épode des pièces purement littéraires, imitant plus ou moins le type grec, et que les mélodistes du moyen âge et les polyphonistes de la Renaissance essayèrent plusieurs fois de mettre en musique. On voit un essai de ce genre dans les Melopoiae, impr. à Augsbourg en 1507, avec les caractères d'Erhard Oglin. Autres exemples dans le Livre de luth de Judenkunig, 1523; autres dans l'Isagoge de Frisius, 1555. Brunet (Man. du libr.) cite sans nom d'auteur deux recueils : Melodiae in Odas Horatii..., Francfort, 1532, à 4 voix; Geminae undeviginti Odarum Horatii Melodiae..., Francfort, 1551. Les Odes mises en musique par Goudimel parurent chez Duchemin à Paris, 1555. Vers 1740, Paganelli, de Padoue, publia Horatii Odae Sex fidibus vocalis musicae restitutae. En 1816, à Lyon, Ruppe publia 4 Odes d'Horace pour voix et piano. Le plus célèbre morceau sur les vers d'Horace fut le Carmen saeculare de Philidor, exécuté et publié à Paris, en 1780.

Les humanistes du XVIe s., qui crurent faire revivre les formes de la poésie chantée antique, imitèrent souvent la forme strophe-antistrophe-épode, et, avec le nom de l'Ode, firent passer ces formes et ces vocables dans le domaine poétique, et musical. Le nom même de l'Ode, détourné de son acceptation primitive, s'est appliqué à diverses œuvres, mais toujours dans un sens religieux ou élevé. L'Ode à sainte Cécile, de Haendel (1736), est une sorte d'oratorio. On appelle souvent, du même nom d'Ode à sainte Cécile le morceau instrumental que Gounod a placé comme offertoire dans sa Messe de sainte Cécile (1855), mais avec le titre d'Invocation pour l'orchestre seul. L'Ode à la justice, d'Albéric Magnard (1904), est à citer parmi ces productions.


Voir aussi: Strophe

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