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Accueil de la bibliothèque > Dictionnaire pratique et historique de la musique par Michel Brennet (1926)

Dictionnaire pratique et historique de la musique
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Antienne
Nom féminin.
1. Petite mélodie répétée autrefois, dans le chant liturgique, après chaque verset du psaume, aujourd’hui une ou deux fois seulement, au commencement et à la fin. Les paroles sont empruntées au psaume ou à d’autres parties des livres saints. La mélodie se chante dans un mouvement un peu moins rapide que les versets, dont la terminaison se note sur les mots « sæculorum amen ». Les antiennes du psautier sont très courtes. Celles qui appartiennent à d’autres parties de l’office sont plus longues et se divisent en trois ou quatre membres de phrase, appelés distinctions. Les Grandes Antiennes sont des compositions beaucoup plus longues, alternées entre les chœurs, mais sans psaume.

2. Sous le titre d’antienne, en anglais Anthem, on désigne la principale forme de composition musicale en usage dans le culte anglican. Elle est mentionnée dès le règne d’Élisabeth 1er. Une « injonction » de 1559 autorise l’exécution au commencement et à la fin du service d’un chant à la louange de Dieu, « avec la plus belle mélodie et musique qu’il soit possible », en prenant garde que le texte s’entende distinctement. En s’inspirant des motets catholiques, Tallis, Morley, Byrd, Bull, Gibbons, surnommé le Palestrina anglais, établirent au XVIe s. un riche répertoire d’antiennes, qui se distinguèrent en full (à grand chœur), verse (coupées par versets avec mélanges de soli et chœurs) et solo. Chassée des temples par les Puritains, l’antienne y fut réintégrée sous Charles II (1660), avec l’appoint des instruments. Pendant le XVIIe s., les antiennes de Humfrey, Blow, Purcell, Croft, Clarke, et au XVIIIe celles de Greene, Boyce, Hayes, formèrent le noyau de la Cathedrale music, auquel Blow n’avait pas contribué pour moins de 71 grands ouvrages, et Boyce, 60. Les antiennes que Haendel écrivit pour la chapelle du duc de Chandos, pour les funérailles de la reine Anne, pour le couronnement de Georges IV, comptent parmi ses chefs-d’œuvre. Le même genre de composition n’a pas cessé d’être jusqu'à nos jours activement cultivé par les musiciens britanniques.

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