Accueil
Mega Drop Down Menu
Rechercher sur metronimo.com avec
Google

Logiciels de Métronimo

Logiciels ludiques pour apprendre la musique. Cliquez ici pour jouer.

Hit-Parade

English Français Espaol

Accueil de la bibliothèque > Dictionnaire pratique et historique de la musique par Michel Brennet (1926)

Dictionnaire pratique et historique de la musique
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Z

AB AC AD AE AF AG AI AL AM AN AP AR AS AT AU AV
Accompagnement
Nom masculin
Partie d’une composition qui est subordonnée à une ou plusieurs parties principales, vocales ou instrumentales, dont elle forme le soutient harmonique. Le mélange des voix et des instruments, tel que l’opéraient les musiciens du moyen âge, n’était pas un A., mais une distribution occasionnelle des parties entre les agents sonores dont on disposait au moment de l’exécution. Les traces les plus anciennes de l’A. s’aperçoivent dans le chant profane à voix seule, où l’on s’accoutumait à se servir d’un luth ou d’un autre instrument portatif pour donner à la voix un point d’appui. Dès la première moitié du XVIe s., les « chanteurs au luth » étaient nombreux en Italie, et Aron les distinguait des « chanteurs au livre », qui interprétaient les œuvres polyphoniques. Vers la fin du même siècle, l’épinette, la lira da braccio, la guitare partageaient avec le luth le rôle d’instruments d’A., et l’habitude se répandait d’imprimer en France les Airs de cour, en Angleterre les Ayres, tantôt à quatre parties vocales et tantôt à voix seule avec réduction des autre voix en tablature (voy. ce mot). Lorsque s’accomplit, tant à l’église qu’à la chambre et au théâtre, l’avènement du style monodique, on adopta la figuration de la partie d’A. sur une seule portée de basse, chiffrée ou non, dite basse continue ou continuo, que l’accompagnateur développait, selon des formules convenues, sur l’instrument qui lui était familier. (Voy. Basse.) On imprimait des méthodes spéciales pour enseigner l’application de ces procédés qui consistaient en successions très simples d’accords plaqués, brisés ou arpégés, et en formules de cadences. Les ouvrages en ce genre de Fleury (1669) et Bartolomi (1669), pour le théorbe, de Delair (1690), pour le théorbe ou le clavecin, de Saint-Lambert (1707) et Dandrieu (1719), pour le clavecin, précédèrent la Dissertation où Rameau (1732) se flattait de rendre habiles accompagnateur ceux même qui ne savaient pas lire la musique. Il n’était point d’amateur qui n’y prétendît, et d’ailleurs, au dire de l’Allemand Nemeitz (1727), les français savaient accompagner « d’une façon charmante », se montrant à la fois agiles à exécuter « d’une main prompte » et discrets dans les dessins dont ils ornaient la basse sans y mettre « rien de superflu ». Quoique l’art de développer l’A. sur une basse soit toujours enseigné dans les conservatoires à titre de complément de la théorie élémentaire de l’harmonie, il n’a d’application aujourd’hui que dans les œuvres de l’ancien répertoire, car, depuis l’époque classique, les maîtres rédigent toujours entièrement toutes les parties de leurs œuvres.

 Rafraichir la page | Ajouter aux favoris | Version imprimable

Retourner en haut de la page


Copyright © metronimo.com - 1999-2021 - Tous droits réservés - Déclaration CNIL 1025871