1. Réunion de plusieurs jeux de l'orgue en vue d'obtenir de grands effets de sonorité. Au XVII
e et au XVIII
e .s., le plein-jeu se composait du
prestant, du
bourdon, de la
doublette, de la
cymbale et de la
fourniture, auxquels on ajoutait, si l'on en disposait, les huit-pieds et seize-pieds (Nivers, Dom Bedos). Les variantes apportées à ces combinaisons n'en changeaient pas le principe, qui était l'union des jeux de fonds avec les jeux de mutation. Les organistes modernes, disposant d'un mécanisme perfectionné, combinent avec le plein-jeu ancien, les jeux de fonds et d'anches employés en masse, ce que l'on regardait autrefois comme incompatible.
2. Pièce d'orgue écrite pour l'emploi de cette registration : les pleins-jeux sont à la fois majestueux et brillants.
3. S'emploie aussi dans l'harmonium comme synonyme de grand-jeu (voyez ce terme).
4. Dans la pratique des instruments à archet, le plein-jeu consiste à donner le maximum de sonorité.